Naujac time !

Oyé Oyé lectrices et lecteurs,

Nous sommes déjà mi-juillet, l’heure des fêtes nationales et tutti quanti. « Eh ben dis donc, ça passe le temps. Bouuuuuuuuudu ! ». « Et qu’est-ce qu’il fait chaud Ginette ! Bouuuuuuuuudu ! »

Justement, faisons un aparté « climat » pour commencer : pas « météo » ou « réchauffement climatique » non – ça on sait bien que tout le monde s’en fout royalement -, mais plutôt « vie en Tiny house sous 42°C à l’ombre ». Après plusieurs essais, je dois vous avouer que ce n’est pas la panacée, mais je me console en me disant que ça pourrait être pire : fenêtre ouverte une belle journée ensoleillée sans air, on va dire que les températures intérieures et extérieures se valent… Quand « il tombe du feu » comme dirait l’autre, et que Yolo n’a pas droit à un chouilla d’ombre, j’ai fait pleurer un thermomètre autour des 42°C. Mais je me suis rendu compte que toutes fenêtres ouvertes la nuit pour se charger en frais et toutes fermées la journée, j’arrivais à ne pas dépasser les 32°C en intérieur, à condition de s’abstenir de faire cuire des pâtes à 15h de l’après-midi bien sûr ! Alors merci l’isolant coton, et merci à Dieu surtout d’avoir créé les plages et piscines. A ça, j’y ajoute quelques petites astuces : draps qui sèchent devant les fenêtres, rideaux baissés pour occulter quelques rayons : finalement, j’arrive à rester à 32°C lors des grosses chaleurs : ça fait quasi 10 degrés de moins que chez mes voisins les camping-caristes, isolés au polyuréthane ! Dans votre face les pollueurs ! 😉

La lessive maison, ça sert aussi à faire de l’ombre!

Après avoir passé plus d’un mois dans le Centre Hélio-Marin de Montalivet, il était temps pour Yolo et moi de quitter ce lieu, fort mythique et sympathique pour sûr, mais où la saison dites « haute » commence. Outre la France, l’Allemagne et la Belgique qui débarquent en même temps dans ce camping naturiste délicieux – un replay de seconde guerre mondial en somme ! – c’est surtout les prix qui s’envolent : 1200 euros l’emplacement « caravane » pour le mois de juillet, contre 530 en juin : ok, j’adore vivre et bronzer en tenue d’Eve, mais là je laisse ma place ! Me voilà donc reparti sur les routes, ma maison sur le dos, en quête d’un endroit plus tranquille , et surtout plus abordable. Finalement, c’est grâce à l’application « Home Camper » que j’ai découvert le Gamping ! Contraction des mots anglais « Garden » et « Camping », ça fonctionne un peu comme Airbnb, sauf que les appartements sont remplacés par des jardins de particuliers, partout en France.

Dans le Médoc, vous y trouverez des gens qui louent leur jardin plus cher qu’une chambre en hôtel 3 étoiles bien sûr, mais également des gens à la cool comme Fanny, qui prête une partie de l’espace de sa pension équestre à des voyageurs en vans, caravanes ou tentes pour moins de 10 euros la nuit, avec eau/électricité et sanitaires s’il vous plait !

Avec plus de 20 chevaux, 1 âne, des poules, des oies et une horde de chiens en liberté, ça fait une belle animation la journée ! Et puis il y a Jules, le petit neveu de 5 ans qui bave devant Yolo depuis des jours et qui avait le sourire jusqu’au oreille lorsqu’il a enfin pu la visiter ! Puis Michel, le papa, qui bricole à droite à gauche toute la journée et me refile quelques légumes du jardin ; les ados, qui montent les chevaux et préparent des CSO (Concours de Saut d’Obstacle), les voyageurs de passage, dormant aussi bien en tente « à l’arrach’ » que dans des vans de location « toutes options » à 100 000 euros … bref, une belle animation vous dis-je, de la vie, mais sans le brouhaha infernal des lieux touristiques, à seulement 15 minutes des immenses plages du Pin Sec et du plus grand lac naturel d’eau douce de France!

Vue du lac d’Hourtin où je m’essaie aux mini-catamarans « Hobbies Cat 15 »

Pour finir, j’ai envie de vous laisser sur un note de poésie les amis: prenez une profonde inspiration et imaginez vous, détendu, allongé sur cette belle terre Médocaine. Vous sentez l’herbe tendre sous votre corps, il est un peu plus de 23 heures, et tout ce petit monde s’est endormi… il ne reste plus que vous, avec pour seule compagnie de belles prairies éclairées par une lune pleine, presque éblouissante; quelques chevaux qui broutent au loin; un vent frais qui revigore votre corps après une journée harassante. Levez les yeux, et regardez: le ciel étoilé est à couper le souffle ce soir! Et maintenant, écoutez: il règne un silence d’or … tout simplement magique ! Vive le Médoc, vive la nature, vive la vie ! 😊

Premiers pas en Tiny …

Punaise, mais je ne vous ai pas raconté! Après 7 épisodes dans la saga « Construction Tiny house » qui s’est terminée fin mai, cela fait quasiment un mois que je vis l’aventure de l’intérieur (oui, oui, du petit intérieur ^^). Et maintenant, pour vous, quelques flashback!

Nous sommes le 25 mai 2022, il est 14h30, et je tourne la clé de la Passat break, mon fidèle compagnon. Tout est chargé, le plein est fait, la checklist est validée, les freins sont desserrés, le vent souffle à 25km/h sur les pleines Lauragaises (ce qui est relativement correct pour qui connait le coin!): que demander de plus? On embrasse la famille et c’est parti pour le premier trajet de plus de 10km. En passant, vous avez été beaucoup à me demander: « Mais tu as fait des tests? » (… des quoi??? :p), « Tu n’as pas peur que ça se renverse avec le vent? », « Et les arbres, t’as pas peur de toucher? », « Et les ponts? »… Que ce soit clair, bien sûr que j’ai peur! C’est vrai ça, qui n’aurait pas d’appréhension à trimballer un truc d’une tonne sept et de presque 4m de haut qui n’a jamais vu la route sur 400km? Puis fabriquer par monsieur tout-le-monde en plus! Alors oui, il y a toujours ce moment, où quand beaucoup de gens vous répètent la même chose, que vous êtes finalement le réceptacle de leurs peurs diverses et variés, vous vous dites: est-ce que je suis complètement inconscient ou est-ce que les gens laissent trop la peur décider à leur place? La vérité doit se trouver quelques part au milieu …

Bref, j’ai une bonne heure trente devant moi pour rejoindre Toulouse à 30km (large!) où ma pote Caro m’attend. Elle va m’accompagner jusqu’à Bordeaux pour ce premier voyage, et ça c’est top!!! Bien que Caro n’ait pas la force de redresser une tiny qui serait tombé à la renverse à mains nues (allez savoir pourquoi!), c’était hyper rassurant pour moi de l’avoir à mes cotés! Et même si j’espère l’avoir fait suffisamment de vive voix, voici un nouveau GRAND MERCI public à toi, pour m’avoir secondé, supporté malgré le stress et la fatigue, et pour avoir créé et partagé les beaux souvenirs de cette première aventure 🙂 #coeurcoeurlove.

Finalement, la première partie du trajet se passe super bien. On papote, on essaie de se détendre en gardant un oeil sur Yolo direction Auch par la nationale, où l’application « Park4night » nous a permis de dénicher le petit lac de la Castagnère: parfait pour passer la nuit! Sur la route, ça gigote un peu derrière, mais finalement on prend confiance après les 100 premiers kilomètres, et on se cale vite autour des 80km/h. J’avoue avoir tenté une excursion à 90km/h, mais voilà, on a plus l’impression d’être sur l’eau que sur du goudron passé ce cap! 😉

Et là, petit moment d’inconscience, on est même allé se foutre sur un chemin de terre en pente pour se caler au plus près du lac: et vous savez quoi? On a réussi à ressortir!

Notre beau spot (J’avoue, j’ai eu la faiblesse d’avoir un doute au redémarrage sur l’herbe ^^)

Allez, champagne, et pas n’importe lequel: cette bouteille a toute une histoire pour celles et ceux qui la reconnaitrons! 😉

Après une superbe soirée, une première nuit en hauteur franchement confortable (ok, peut être que je ne suis pas tout à fait objectif, allez savoir! 😉 ) et une discussion avec des pécheurs curieux de voir une cabane roulante se pointer sur leur spot préféré, il est temps de reprendre la route pour parcourir les 250km qu’il nous reste. La matinée ce passe bien, mais ça mesdames et messieurs, c’était avant le drame

S’arrêtant pour déjeuner dans un parking un peu défoncé, la sortie a été assez délicate: le bas de la remorque au niveau de l’attelage a, comment dire gentiment, « frotté ». Non, en fait ça a carrément tapé au point d’arrêter net le convoi! On arrive finalement à passer en biais en s’y reprenant à 3 fois, et puis mon acolyte de route me lance un truc hyper désagréable du genre: « mais c’est normal le câble qui pendait là? ». Non…, ce n’était pas normal du tout: on avait sectionné net les câbles de feux de Yolo: oups … Du coup, on finit l’heure de route qu’il nous reste sans feux et sans clignotant, le top pour aborder la rocade bordelaise quoi!

Au final, plus de peur que de mal: j’ai réparé tout ça et j’ai modifié un peu le timon pour arrêter de toucher à chaque dos d’âne. Mais qu’est-ce vous avez avec les dos-d’âne dans le coin bordel?! Depuis, c’est le bonheur!

Yolo à monta!

Bon, il est temps de vous laisser cher(e)s lectrices et lecteurs, la plage de Montalivet m’attends! Et je vous dis à bientôt pour la suite des aventures: la pluie, les tempêtes de grêles, les 42°C à l’ombre tout ça … 😉

Construction Tiny House: Episode 7!

Bonjour à toustes, bonjour à toutses,

Il y a 15 jours, je vous racontais mes misères, mes doutes et mes mauvais calculs de poids, avec un petit délai par rapport à la réalité, histoire de se laisser un peu de marge pour l’écriture, de conserver une chronologie et de donner un fil logique à toute cette aventure. Seulement voilà, le temps nous rattrape: la construction touche à sa fin, et je décolle demain, mercredi 25 mai 2022, pour de nouvelles aventures dans le Médoc!

Alors, cet article va être un petit peu plus complet que d’habitude, et nous y verrons l’aménagement intérieur, l’extérieur final et le chargement / poids du convoi. Bonne lecture 😉

Aménagement intérieur

Après avoir poser tous les câbles pour les 2 réseaux électriques – 12v autonome sur batterie et 230v disponible sur branchement extérieur-, l’arrivée/évacuation d’eau, la conduite de gaz, la toile tendue, … était venu le moment de s’équiper. En grande majorité déniché sur Leboncoin ou fabriqué sur place, je vous propose tout d’abord un petit tour dans ma cuisine:

Crédence en OSB, teinte au marc de café et vitrifiée pour devenir étanche à la vapeur d’eau

Coté cuisson, parce qu’on aime la bonne bouffe et que tout n’est pas faisable dans un four à pizza (qui fera parti du voyage, bien entendu, mais ce sera l’objet d’un autre article!), j’ai opté pour une plaque 4 feux au propane:

Gazinière de récup’ et tiroir en caisse de vin

Coté salon, j’ai récupéré des matelas de caravanes en mousse de 7cm d’épais que j’ai découpés à la bonne dimension. Grâce aux talents de Caro, vraie maitresse dans l’art de la couture et du design, – que j’en profite pour remercier une nouvelle fois ici! -, j’ai pu apprendre à coudre à la machine et donner vie à ce tissu sur lequel j’avais totalement craqué! Je vous laisse commenter le résultat de ma banquette – et soyez sympa, parce que figurez vous qu’elle est convertible en « lit d’ami »: à bon entendeur 😉

Banquette OSB / Bambous

Aménagement extérieur

Coté extérieur, je trouvais que le teint rosé du pin Douglas de Yolo était assez sympa pour ne pas être peint pour le moment. Resté à monter quelques baguettes, toujours en Douglas, de ci de là pour cacher quelques découpes imparfaites. Et finalement, lors de l’un de mes nombreux réveil en pleine nuit, – vous savez, ces moments où votre cerveau estime qu’il doit absolument vous transmettre une idée là, tout de suite, parfois géniale, parfois totalement médiocre, sans vouloir attendre le lendemain?! – l’idée m’est venu donc de peindre ces baquettes et le détourage des fenêtres.

Préparation du coloriage

Visuel extérieur finale avec baguettes peintes en gris anthracite

Le grand départ …

Finalement, après avoir fait la liste de tout ce dont on a besoin quand on veut devenir minimaliste, tout mis en caisse par thème et minutieusement pesé chaque caisse, l’heure était venu de procéder au chargement du convoi tout en veillant à bien équilibrer le poids entre voiture et tiny avant/arrière.

Chargement de la VW Passat SW

Le convoi, fin prêt pour le grand départ!

Au final, on frise les 3,7 tonnes au total, conducteur et passager inclus: le voyage jusque dans le Médoc va être une vraie aventure! Mais finalement, n’est-ce pas ça qui nous fait vivre et avancer?! 😉

Au plaisir les amis!

Construction Tiny house: Episode 6!

Oyé Oyé!

Un mois déjà depuis mon dernier article: arf, ce n’est pas sérieux tout ça! C’est vrai, et pourtant, il s’en est passé des choses pendant en ce mois d’avril, des bonnes et des moins bonnes… Alors je m’en vais vous compter tout ça!

Loin de moi l’idée de commencer par les mauvaises nouvelles pour vous pétrir de désespoir en ce beau mois de mai qui s’annonce, mais on va essayer de garder la chronologie de l’histoire… Lors de mon dernier article, je faisais un peu le beau (un tout petit peu 😉 ) après la mesure de l’équilibre de la remorque: souvenez vous, à peine 25kg vers l’avant, parfait pour tracter! Suite à ça, Yolo a eu droit à sa première sortie « à vide », c’est à dire armature, bardage et toit, mais sans isolant, revêtement & aménagement intérieur, etc … . Après plus de 3 mois de boulot, l’idée était d’enfin être fixé sur son poids intermédiaire, parce qu’on a beau faire des calculs savants avec les densités des matériaux, le bois en lui même, son taux d’humidité, l’ajout de renforts part ci par là, les écarts de structure pendant la construction, … c’est pas une science exacte cette histoire!

Pour être tout à fait honnête avec vous, les calculs dans cette configuration me donnaient très exactement 1247 kg. Au fond de moi, parce que j’avais essayé de garder ça en tête pour faire au plus léger tout au long de la construction, je caressais le doux rêve d’avoir fait mieux, autour des 1100 kg, pour arriver à mon objectif de 1500 kg aménagée avec toute ma vie à l’intérieur. Mais c’était sans compter avec les lois de la physique! C’est con hein, mais contrairement à l’euros, dont la valeur diminue drastiquement avec le temps – surtout en ce moment! -, un kilo reste un kilo; et on a beau l’imaginer plus léger, le regarder sous différents angles, de loin, de près, et bien il n’y a rien à faire: il y a de très forte probabilité qu’il continue à faire un kilo encore longtemps…

Bref, j’ai contacté la coopérative agricole du coin qui a gentiment accepté de m’accueillir pour ma première pesée. En exclusivité pour vous, une petite vidéo de la première sortie de Yolo en Volvo!

Première sortie du garage pour Yolo!

Ça fait gros hein, vous ne trouvez pas??? Il fallait voir la tête des agriculteurs sur leur tracteurs quand ils ont vu Yolo pointer le bout de son nez sur la balance… je ne sais pas dire ce qu’ils pensaient exactement, mais je me suis vraiment senti comme un bon gros illuminé! C’est bien beau de construire un truc bizarre dans son hangars, mais le regard des gens sur la route et en centre ville de ma petite bourgade, je ne m’y étais pas vraiment préparé!

Bref, je m’écarte du sujet, comme pour retarder le moment où je vais vous annoncer que je me suis gravement planté… Yolo, était donc sur la balance, moi dehors à scruter l’écran que je voyais mal avec le soleil, et je vois s’afficher… 1440 kg… ouch! En une seconde, le ciel s’est effondré sur moi, j’étais comme sonné.

S’en est naturellement suivi plusieurs phases psychologiques en l’espace de quelques jours. D’abord le déni, la première heure, à grand coup de « j’ai dû mal voir! » et autre « Elle est toute pétée sa balance!« . Puis, une journée de désespoir profond durant laquelle je ne voulais même plus regarder Yolo: « C’est foutu, j’y arriverai jamais!« . La troisième phase fut l’occasion de relativiser et de commencer à accepter: « 200kg de trop, c’est 15, 20% d’erreur, ça passe!« . Enfin, la quatrième fut l’occasion de commencer à remonter la pente: « bon concrètement, comment on fait maintenant?!« 

Très vite, parce que je ne voulais pas décaler le début de l’aménagement intérieur et la fin du chantier de la fin mai, il a fallu prendre des décisions drastiques:

  • A combien de kilo a t-on droit pour la remorque? 1800kg
  • Combien peut tracter la Volvo? 1500kg, voire 1600kg avec report de charge
  • De combien de kg a t-on besoin pour le stricte minimum? 60kg d’isolant? Des murs interieur? Un lit? Une cuisine? …

Bref, cet événement a été l’occasion de remettre tout à plat. Et vous savez quoi? Dorénavant, je ne me sépare plus de ma balance: tout ce qui rentre dans Yolo est minutieusement pesé 😉

Alors, sans trop d’explications, parce que j’ai encore pas mal de pain sur la planche, voici quelques photos de l’avancée: à venir, des murs en toiles tendues pour la légèreté, un nouveau véhicule pour avoir plus de marge à la traction et du bambou, beauuuuuucoup de bambou!!!

Pose de l’isolant

Premier mur en toile tendue!

Fabrication de l’échelle en bambou, sans clou ni vis!

Construction du sommier de la mezzanine

Voilà pour les nouvelles du front! On se voit d’ici 3 semaines pour les photos finales, je croise les doigts 😉

Construction Tiny house: Episode 5!

Bonjour genses et gentes,

En ce petit matin neigeux de 2 Avril, quoi de plus agréable que de rester les fesses bien au chaud au coin du feu plutôt que d’aller se les cailler sur un chantier??? Le changement climatique va nous amener de sacrées déconvenues certes, mais il vous aura au moins amené un article! (on se réjouit comme on peut! 🙂 )

Ces deux dernières semaines ont été riches: elles ont vu passer un peu de monde, l’installation de la toiture, du bardage extérieur et … une petite surprise pour la fin 😉

La toiture

Afin d’avoir littéralement un toit sur la tête, il a fallu faire un comparatif…. et un choix difficile: imitation tuile? Bacacier? Tôle ondulée? Bardeau bitumé? Aluminium? … il y en a pour tous les goûts, à tous les prix et à tous les poids! Finalement, mon cousin, lui aussi en plein chantier, avait quelques panneaux de Bacacier sandwich 50mm en rab (non, celui là ne se mange pas!). Ce n’est pas forcément ce que j’aurais choisi niveau « écologie », puisque la partie isolante du sandwich est en « poly » quelque chose (comprenez: dérivée du pétrole), mais bon, cela améliorera l’isolation, et entre acheter du neuf « responsable » et faire de la récup, il n’y a pas photo comme on dit! Alors on a fait affaire. Un grand merci au frangin pour l’aide à l’installation, parce qu’à hisser à 4m de haut, c’était pas évident du tout! Bref, voilà le résultat!

Petit selfie perché à 3,90m! (Attends, mais, il louche le type ou quoi?!)

Une fois la faitière installée

Le bardage

Après l’installation de la toiture et du pare-pluie dit « extra-terrestre » (voir épisode 4), était venu le moment d’habiller Yolo avec du beau pin Douglas rosé au teint. Naturellement classe 3, ce bois est parfait pour résister aux conditions climatiques extérieures. On commence donc par installer des liteaux en 15mm d’épaisseur par 20mm de large à la verticale sur toutes les faces extérieures de la tiny, également en classe 3: ils viendront créer un vide d’air entre le pare-pluie et le bardage afin d’éviter l’accumulation d’eau, et supporter les lames de Douglas.

Et c’est parti pour les premières lames, installées par mes guests stars du moment: merci beaucoup les ami-es pour ce petit coup de boost sur le chantier et dans mon cœur! 🙂

Les premières lames de bardage installées par de vrais professionnels!!!

Et on continue sur toutes les faces…

Bardage terminé!

Cela m’aura pris quasiment 2 semaines, le plus chiant étant le coffre avant. Mais je dois vous avouer que je suis assez content du résultat 🙂

La surprise …

Maintenant que toute la partie extérieure est terminée, j’envisage serieusement d’aller faire quelques tours de roue avec Yolo, et l’amener sur une bascule pour la peser. Sauf que, pour être roulante et surtout tractable, il faut qu’elle soit « équilibrée »; et là, gros stress!!! Tout à coup, on sort de son hangar et de son cerveau clos pour se heurter à la vraie vie et à ses lois de la physique… Trop portée vers l’arrière, le poids allègerait l’essieu arrière du véhicule et ça tanguerait dans tous les sens; trop portée vers l’avant, le poids écraserait complétement l’essieu arrière du tracteur et abimerait ses suspensions. Ainsi, selon le manuel d’installation de mon attelage (que j’ai galéré une bonne journée à monter soit dit en passant!), j’ai droit à maximum 100kg de charge verticale, donc de déséquilibre maxi de Yolo vers l’avant: et se tromper de 100kg sur 1 tonne, ça me parait peu ! Alors, est-ce qu’on a fait n’importe quoi dans ce cerveau malade mon grand??? C’est le moment d’être fixé: on enlève les chandelles, on fait un vieux montage avec un pèse personne sous la roue jockey et on se lance …

24,7kg!!! Dieu existe donc… 🙂

Merci de m’avoir suivi, et à bientôt pour les premiers tour de roue et la pesée sans aménagement intérieur 😉 Bises

Construction Tiny house: Episode 4!

Chères visitrices, chers visiteurs,

Un mois s’est écoulé depuis mon dernier article. Oui, ça parait long dit comme ça, mais le temps file à une vitesse folle! Je vous passe les détails sur ma flemme intersidérales d’écrire, le Covid, qui s’est abattu sur moi, mes devoirs familiaux, etc … Et oui, la guerre en Ukraine aussi!!! Ah bon? On ne peut utiliser ça comme une excuse?! Bon, ok, pas d’excuses!

Ça avance tout de même…

Bon, on en était où le mois dernier au juste? Ah oui, les cadres et les premières charpentes. Alors, ça c’est de l’histoire ancienne mes bons amis! Les 4 poutres ont été placés, quelques renforts métalliques par ci par là et du scotch noir bien épais, manière de couvrir toutes les têtes de vis qui pourraient malencontreusement trouer le pare-pluie. Un fois terminé, ça y est, ça ressemble quasi à une maisonnette: c’est dingue cette histoire! 🙂

Ossature: check!

On pare la pluie mec!

Une fois l’ossature terminée, c’est au tour du pare-pluie d’être installé. L’opération consiste plus ou moins à emballer toute la tiny pour la rendre étanche à l’eau de l’extérieur, tout en permettant aux murs d’être respirants. En effet, les habitants d’un lieu créent une vapeur d’eau non négligeable à l’intérieur: une membrane dites « perspirante » est donc installée pour que l’eau ne reste pas stockée dans la maison et dans les isolants.

Je n’ai jamais été très doué en papier cadeau, mes neveux en sont témoins, alors il était temps de faire intervenir mes jokers sur ce coup là: Mr Vince & Gaet, un grand merci! 🙂

Regardez-moi cette application dans la pose du scotch!

Le pare-pluie installé ici possède en plus une couche d’aluminium qui est censée rejeter les rayons du soleil pour éviter que la maison ne surchauffe en été. Je dis « censée » parce que je n’ai jamais testé personnellement: mais je trouve que ça donne à Yolo un petit coté vaisseau spatial pas si mal non?!

Pose des menuiseries …

Quand on a colosse de 1m94 sous la main, croyez-moi qu’en profiter pour avancer est tout à fait judicieux! Surtout quand on voit ce que ça coute en bières et en nourritures ces bestioles là! :p A tous les 3, on a donc enchainé avec la pose des menuiseries les plus lourdes. Et voilà le résultat une fois toutes les menuiseries posées!

Quoi??? Yolo possède sa propre porte d’entrée?! Mais c’est super …

Voilà pour aujourd’hui! Ça commence à prendre forme. A bientôt les amis 😉

Construction Tiny house: Épisode 3!

Cher lectrices, lecteurs,

Suite à la parution du dernier article de la série Tiny House », vous avez été nombreux à m’envoyer vos bons mots et je vous en remercie. Après la mise en place du plancher et du premier mur dans l’épisode 2, il était temps de mettre un coup de collier à ce projet! D’autant plus que mon petit frère était sur place pour quelques jours et que, croyez moi, quatre bras valent mieux que deux pour hisser ces choses-là à la verticale! C’est ainsi que la construction s’est poursuivie…

.. murs 2, 3, 4 … mais où va t-il s’arrêter?!

Comme pour le mur 1, la fabrication des murs n°2 et n°3 s’est faite au sol en utilisant les mêmes principes: découpe des montants, préparation des ouvertures, vissage en 6×100, équerrage par vérification des diagonales et fixation des croix de Saint-André en feuillard acier. Comme expliqué dans tous les bons « tuto », on commence toujours par monter les murs longs (donc n°1 et 3, qui font 3m56), et puis vient le tour des petits (n°2 et 4, qui font 2m, vous suivez?). Bon chez moi, le mur 4 est quasi exclusivement vitré, donc j’ai réalisé la partie basse directement sur la remorque. C’est ainsi que, petit à petit, Yolo commence à prendre forme…

Quatre murs en place: check!

La mezzanine

La base posée, il était temps de se demander: « mais où est qu’on va dormir dans tout ça? » Bien qu’étant un tout nouveau concept d’à peine 300 ans, la « chambre » comportant un lit est quelque chose que je trouve assez pratique dans l’ensemble :D. Sauf que, quand tu as 7m2 au total et un matelas qui en fait 4 à lui seul, il n’y a que 2 solutions: manger dans son lit ou pousser les murs. C’est ainsi que, contrairement aux « caravanistes » et autres bourgeois du XI ème, j’ai pu levé les yeux au ciel, voir la grandeur de l’immensité,… et le Dieu Mezza m’est apparu! (arf… arrêtez avec vos recherches Google, vous cassez le mythe! ^^). De l’italien « mezzanino », qui veut dire « entresol », c’est le plafond que j’ai décidé de pousser: mon petit coté italien dirons nous! Allez hop, 3m90 de haut! Et alors, « qu’esquiya »??? Un échafaudage et 2 escarbots plus tard, me voilà parti pour de folles aventures en altitude! Sauf que, comme vous le savez certainement, ma vie tourne autour des tutos Youtube, dans lesquels je puise 99,9% de ce que je fais… Et bien là, personne ne fait ça, allez savoir pourquoi! (1)

Alors il a fallu inventer! J’ai donc construit cinq des cadres de taille différentes pour créer un débordement des 2 cotés de la remorque (la mezzanine fait 2m25 de large tandis que la base de la maison ne fait que 2m, pratique pour mettre une lit dans le sens de la largeur). Cette armature sur laquelle reposeront les traverses du toit créera deux pentes sur la longueur avec pour point culminant le milieu de la mezzanine, situé « chouilla » plus vers l’avant. Bref, des photos valent mieux que des explications …

Fixation des 5 cadres en bois réalisant le « mezzanino »

Bizarrement, après construction, le tout est à peu près d’équerre et je ne vois pas bien comment cela aurait pu devenir réalité sans l’invocation d’un dieu! Quant à moi, je vous laisse, j’ai encore du pain sur la planche 😉

Note:

(1) Parce que c’est débile? Avouez, vous l’avez pensé! Possiblement ^^

Les Paniers d’En Janisquet

Entre autres activités, j’avais envie de m’attacher à promouvoir l’agriculture locale dans cette belle région qu’est le Lauragais. Ami de la famille depuis longtemps, Olivier BARTHES est un maraîcher d’un village alentour qui travaille bien! Lutte intégrée, paillage, désherbage mécanique … Ça fait chaud au cœur de voir des gens travailler la terre avec respect, permettant à tout un chacun de manger sainement des produits locaux et de saison.

Olivier et les meilleures tomates du coin!

Né en 1997, son entreprise s’est lancée il y a quelques années dans la livraison de paniers de fruits et légumes sans engagement sur les parkings des entreprises alentours afin de se détacher définitivement la grande distribution. Problème: le Covid est passé par là! Ainsi, le télétravail a complétement boulversé les habitudes et avec lui, la disponibilités régulières des salariés sur leurs lieux de travail.

Afin de redonner un coup de boost aux livraisons, Olivier s’est adapté en privilégiant les livraisons à domiciles chez les particuliers. Mais en campagne, cela reste couteux en frais et en temps de se rendre chez chaque client pour un panier à 20€. Pour remédier à cette problématique, nous avons donc eu l’idée de créer des points de livraisons groupés: et qui de mieux placé que les commerçants du coin pour ce faire?

Ainsi, j’ai tout d’abord designé de nouveaux flyers A5 et des cartes de visite. Les paniers d’en Janisquet a maintenant une identité visuelle flambant neuve, prête à conquérir le cœurs des habitants des environs!

Les Paniers d’En Janisquet – Flyer A5

Les Paniers d’En Janisquet – Carte de visite

Après avoir listé les commerces visés, j’ai enfilé ma casquette de démarcheur commercial pour établir le contact: l’accueil fut globalement très positif et les points de livraison se mettent en place petit à petit. Hâte de voir l’effet sur les ventes 😀

Pour visionner la dernière vidéos d’Olivier, c’est ici –> https://fb.watch/b4G-7Q1tjY/

Retrouvez toutes les vidéos d’Olivier sur Facebook et Instagram!

Construction Tiny house: Épisode 2!

Cher toutes et tous,

Cela fait maintenant une bonne quinzaine de jours que la fabrication de ma micro-maison est censée avoir commencé, et quoi?! Je ne vous ai pas donné de nouvelles??? Disons-nous le tout de suite: c’est I-NAD-MI-SSIBLE!

De fait, j’entends déjà certaines mauvaises langues s’élever, d’ici, perdu au fin fond de ma campagne toulousaine: « Mais où en est-il? », « Que fait-il?, « Se lève t-il à midi tous les jours, si bien qu’il n’a pas encore posé la première pierre de sa cahute? », et autre « Je suis sûr que le vent d’Autan a déjà ruiné tout ses espoirs! »

Que nenni les amis! Mais je ne peux pas vous en vouloir: j’ai créé un tel suspense autour de ce projet que vos cerveaux, en mal de dopamine, ne peuvent faire autrement que de s’emballer 😉 Plus serieusement, voici quelques nouvelles du front, avec détails techniques pour les amateurs!

Le plancher

Comme pour toute Maison Ossature Bois (MOB), le plancher est ce qui vient juste après les fondations (qui ici, pour le coup, sont une remorque!). Fabriqué en pin douglas de 100×50 (comme toute la tiny), on monte un cadre de la taille de la remorque et on met des traverses bois sur chaque traverse acier.

Une fois le tous fixé par des vis autoperforantes de 6×100 et d’équerre, on retourne l’ossature et on pose le pare-pluie pour rendre tout ça étanche. Puis on le recouvre avec des plaques rigides perforées pour le protéger contre des éventuels impacts de gravillons que la route pourrait lui faire subir.

Finalement on fixe le tout à la remorque avec huit pattes de fixation fabriqués maison (plaques d’acier et tiges filetés soudés), qui viendront être boulonnées par en dessous pour solidariser la tiny au châssis. J’ai soudé ça pour moitié à l’arc, pour moitié au TIG avec un ami (merci Sylvain! D’ailleurs, si vous cherchez des meubles/sculptures artisanales en métal, le Tailleur de fer est là pour vous servir!). Bref, c’est du solide: mon grand père forgeron doit être fier de moi de là où il est! 🙂

Finalement, on rempli d’isolant sur 100mm d’épais (du jean’s recyclé léger, bon isolant et écolo!), et on recouvre d’OSB en 14mm pour la légèreté, qu’on espace de quelques millimètres pour éviter d’avoir un chapiteau qui se forme au milieu du salon. On détoure à la défonceuse, et on met du masticolle entre les plaques. Voilà une bonne base pour la suite!

Petite astuce pratique: le plancher est « déboulonnable » par en dessous, cela signifie que la tiny est « déchargeable ». De cette façon, elle est considérée comme un chargement et n’aura pas besoin de passer aux mines pour rouler. Et accessoirement, elle pourra être déposer quelque part définitivement un jour peut être …

Le mur 1

Une fois les plans papiers rédigés par la méca, relus par les chefs de service, le responsable technique, la qualité projet, le responsable de projet et signés numériquement sous PLM, … euh pardon, mes vieux réflexes! Je reprends… Une fois les plans papiers gribouillés au crayon à papier sur une feuille volante, c’est au tour du premier mur! Rien de bien compliqué: on le fait d’une épaisseur de 100mm en prévoyant des montants tous les 60cm, les emplacements pour les fenêtres, la porte d’entrée, et on se permet même quelques incartades aux « règles internationales des MOB » pour gagner en poids! Puis on contrevente en posant du feuillard acier de 2mm d’épais dans les diagonales accessibles. Pour le coup, le mur 1 possède beaucoup d’ouvertures, alors on essaie de passer entre… Au final, c’est beaucoup (beaucoup!) plus léger que de contreventer en OSB et le résultat est impressionnant de solidité. Une fois fini, ça donne ça:

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, il y a encore du boulot. Mais voici, en exclusivité pour vous, la vidéo du hissage du premier mur! 😉

Vidéo de montage du mur 1

Merci pour votre lecture, et je vous dis à bientôt pour l’épisode 3: les 3 autres murs, et peut être, un jour, la charpente! 😉

Construction Tiny house: Épisode 1!

Cahute inspirante…. « La classic » – Crédit SAS Cahute

Amies lectrices, amis lecteurs,

Mais qu’est-ce que cette petite maisonnette sur roue, trônant fièrement devant cette magnifique plage de Saint-Malo?! Un mirage? Un imaginaire? Un rêve? Un rêve oui! Celui de Thomas Longhi, le créateur de la plus petite « tinyhouse » commercialisée au monde: et il est français, euh… breton pardon! 😉 Et figurez vous que depuis 2019, ces éco-habitats mobiles, tractables à l’aide d’une simple berline et possédant une carte grise homologuée « micro-maison », sont disponibles à la vente. Je vous invite à visiter le site de la marque www.cahute.com ou à visionner ce micro-reportage réalisé par France 3 si cela vous intéresse. Passé cette publicité gratuite pour un tiers, venons en au fait: « mais pourquoi nous parles-tu dece truc là Florian, mi-cabane pour enfant, mi-gadget … mi-caravane? » On y vient, minute papillon!

Comme vous le savez peut être, ça fait quelques années que je suis intéressé par les méthodes de construction de maison ossature bois (MOB), mais également par l’écologie et le minimalisme, et que j’ai furieusement envie d’autoconstruire mon habitation! Mais voilà: où construire sa petite maison quand on ne sait pas où l’on souhaite habiter, quand on rêve tantôt de montagne, tantôt d’océan, mais aussi de campagne, parfois même de pays étrangers…? Et surtout à quel prix, et avec combien d’années de crédit derrière?

Né aux États-Unis début des années 2000 suite à la parution du livre « The Not So Big House » en 1998 – dans lequel Sarah Susanka et Kira Obolensky analysent la façon dont les américains vivent dans des maisons toujours plus grandes alors que, dans un même temps, la taille des familles diminuent – ce mouvement créatif de micro-maisons, tel un gros pavé dans la marre, tend peu à peu à rationaliser et à rendre plus abordables nos habitats; totalement à rebours de notre chère société de consommation donc, et ça, on adore! En France, dans le sillage des habitats dits « réversibles » tels que les yourtes, tipis, péniches, et autres roulottes – officiellement reconnus dès 2014 avec la loi ALUR -, je vois surtout là un mouvement de résilience face à l’augmentation de la précarité et du chômage, aux difficultés qu’ont les jeunes générations à se projeter dans l’achat d’une maison sur 20 ans, et surtout à la prise de conscience écologique qui invite tout un chacun à vivre plus simplement.

Des tinyhouses pas si « tiny » (1) …

Tinyhouse « Livingston », un youtubeur autoconstructeur comptabilisant 40k abonnés – Crédit Yunaë et Jonathan »Livingston »

Tandis que certains achètent ou se lancent dans la construction de véritables maisons roulantes de 6, 7, voire 9 mètres (sur 2,5m de large, soit entre 15 et 22m2 d’emprise au sol), la législation française est surtout exigeante au niveau du poids de ces dernières, qui ne doit dépasser 3,5 tonnes sous aucun prétexte si l’on ne veut pas risquer la catégorie « poids lourds ». Partant du principe que pour déplacer ce genre de remorque, ce n’est plus une voiture qu’il faut, mais un véritable char Dassault d’au bas mot 250ch, c’était clairement incompatible avec mes envies de sobriété. Et c’est au fil de mes recherches que j’ai découvert « Cahute ». La version « Classic » présentée en début d’article mesure 3,36 mètres de long (oui, chaque centimètre compte!) et 2,50 mètres de large. Soit 8,4m2 d’emprise au sol pour un poids total de 1300kg. Et 1300kg, c’est tractable avec une Renault Twingo! … Non je déconne, mais avec une Mégane, ça s’envisage! 😉

Du rêve à la réalité

Loin de moi l’idée de dépenser quarante ou cinquante milles euros dans l’achat de l’une de ces maisons mobiles livrées clés en mains, je me suis donc lancé mi-2021 dans l’étude mécanique, la création des plans et la budgétisation de ce qui sera ma future maison sur roues. Et c’est le moment de vous présenter mesdames et messieurs, en exclusivité, « Yolo »! (2) 😉

Plan 2D micro-maison Yolo

Plan 3D micro-maison Yolo

Vous aurez surement remarqué quelques uns de ses talents cachés:

  • 3,56m de long sur 2m de large (soit 7m2 d’emprise au sol)
  • 1400kg (estimation…)
  • Mezzanine lit de 4m2 (ce n’est pas parce que c’est « tiny » qu’on doit avoir un tout petit lit!)
  • Salle de bain en éventail, inspiré des vans les plus spacieux pour gagner 1,4m2 habitable
  • Auvent intégré de 7m2
  • Une forme de bateau parce qu’elle flotte (non je déconne!)

Pour ne rien vous cacher, j’ai déjà reçu une bonne partie des matériaux et le chantier a déjà commencé: alors rendez-vous dans l’épisode 2 les amis! 😉

Notes:

(1): « Tiny », tout petit. « Tinyhouse », maisonnette, micro-maison.

(2): Yolo: « You Only Live Once », « On ne vit qu’une fois ».