Premiers pas en Tiny …

Punaise, mais je ne vous ai pas raconté! Après 7 épisodes dans la saga « Construction Tiny house » qui s’est terminée fin mai, cela fait quasiment un mois que je vis l’aventure de l’intérieur (oui, oui, du petit intérieur ^^). Et maintenant, pour vous, quelques flashback!

Nous sommes le 25 mai 2022, il est 14h30, et je tourne la clé de la Passat break, mon fidèle compagnon. Tout est chargé, le plein est fait, la checklist est validée, les freins sont desserrés, le vent souffle à 25km/h sur les pleines Lauragaises (ce qui est relativement correct pour qui connait le coin!): que demander de plus? On embrasse la famille et c’est parti pour le premier trajet de plus de 10km. En passant, vous avez été beaucoup à me demander: « Mais tu as fait des tests? » (… des quoi??? :p), « Tu n’as pas peur que ça se renverse avec le vent? », « Et les arbres, t’as pas peur de toucher? », « Et les ponts? »… Que ce soit clair, bien sûr que j’ai peur! C’est vrai ça, qui n’aurait pas d’appréhension à trimballer un truc d’une tonne sept et de presque 4m de haut qui n’a jamais vu la route sur 400km? Puis fabriquer par monsieur tout-le-monde en plus! Alors oui, il y a toujours ce moment, où quand beaucoup de gens vous répètent la même chose, que vous êtes finalement le réceptacle de leurs peurs diverses et variés, vous vous dites: est-ce que je suis complètement inconscient ou est-ce que les gens laissent trop la peur décider à leur place? La vérité doit se trouver quelques part au milieu …

Bref, j’ai une bonne heure trente devant moi pour rejoindre Toulouse à 30km (large!) où ma pote Caro m’attend. Elle va m’accompagner jusqu’à Bordeaux pour ce premier voyage, et ça c’est top!!! Bien que Caro n’ait pas la force de redresser une tiny qui serait tombé à la renverse à mains nues (allez savoir pourquoi!), c’était hyper rassurant pour moi de l’avoir à mes cotés! Et même si j’espère l’avoir fait suffisamment de vive voix, voici un nouveau GRAND MERCI public à toi, pour m’avoir secondé, supporté malgré le stress et la fatigue, et pour avoir créé et partagé les beaux souvenirs de cette première aventure 🙂 #coeurcoeurlove.

Finalement, la première partie du trajet se passe super bien. On papote, on essaie de se détendre en gardant un oeil sur Yolo direction Auch par la nationale, où l’application « Park4night » nous a permis de dénicher le petit lac de la Castagnère: parfait pour passer la nuit! Sur la route, ça gigote un peu derrière, mais finalement on prend confiance après les 100 premiers kilomètres, et on se cale vite autour des 80km/h. J’avoue avoir tenté une excursion à 90km/h, mais voilà, on a plus l’impression d’être sur l’eau que sur du goudron passé ce cap! 😉

Et là, petit moment d’inconscience, on est même allé se foutre sur un chemin de terre en pente pour se caler au plus près du lac: et vous savez quoi? On a réussi à ressortir!

Notre beau spot (J’avoue, j’ai eu la faiblesse d’avoir un doute au redémarrage sur l’herbe ^^)

Allez, champagne, et pas n’importe lequel: cette bouteille a toute une histoire pour celles et ceux qui la reconnaitrons! 😉

Après une superbe soirée, une première nuit en hauteur franchement confortable (ok, peut être que je ne suis pas tout à fait objectif, allez savoir! 😉 ) et une discussion avec des pécheurs curieux de voir une cabane roulante se pointer sur leur spot préféré, il est temps de reprendre la route pour parcourir les 250km qu’il nous reste. La matinée ce passe bien, mais ça mesdames et messieurs, c’était avant le drame

S’arrêtant pour déjeuner dans un parking un peu défoncé, la sortie a été assez délicate: le bas de la remorque au niveau de l’attelage a, comment dire gentiment, « frotté ». Non, en fait ça a carrément tapé au point d’arrêter net le convoi! On arrive finalement à passer en biais en s’y reprenant à 3 fois, et puis mon acolyte de route me lance un truc hyper désagréable du genre: « mais c’est normal le câble qui pendait là? ». Non…, ce n’était pas normal du tout: on avait sectionné net les câbles de feux de Yolo: oups … Du coup, on finit l’heure de route qu’il nous reste sans feux et sans clignotant, le top pour aborder la rocade bordelaise quoi!

Au final, plus de peur que de mal: j’ai réparé tout ça et j’ai modifié un peu le timon pour arrêter de toucher à chaque dos d’âne. Mais qu’est-ce vous avez avec les dos-d’âne dans le coin bordel?! Depuis, c’est le bonheur!

Yolo à monta!

Bon, il est temps de vous laisser cher(e)s lectrices et lecteurs, la plage de Montalivet m’attends! Et je vous dis à bientôt pour la suite des aventures: la pluie, les tempêtes de grêles, les 42°C à l’ombre tout ça … 😉