Construction Tiny house: Épisode 3!

Cher lectrices, lecteurs,

Suite à la parution du dernier article de la série Tiny House », vous avez été nombreux à m’envoyer vos bons mots et je vous en remercie. Après la mise en place du plancher et du premier mur dans l’épisode 2, il était temps de mettre un coup de collier à ce projet! D’autant plus que mon petit frère était sur place pour quelques jours et que, croyez moi, quatre bras valent mieux que deux pour hisser ces choses-là à la verticale! C’est ainsi que la construction s’est poursuivie…

.. murs 2, 3, 4 … mais où va t-il s’arrêter?!

Comme pour le mur 1, la fabrication des murs n°2 et n°3 s’est faite au sol en utilisant les mêmes principes: découpe des montants, préparation des ouvertures, vissage en 6×100, équerrage par vérification des diagonales et fixation des croix de Saint-André en feuillard acier. Comme expliqué dans tous les bons « tuto », on commence toujours par monter les murs longs (donc n°1 et 3, qui font 3m56), et puis vient le tour des petits (n°2 et 4, qui font 2m, vous suivez?). Bon chez moi, le mur 4 est quasi exclusivement vitré, donc j’ai réalisé la partie basse directement sur la remorque. C’est ainsi que, petit à petit, Yolo commence à prendre forme…

Quatre murs en place: check!

La mezzanine

La base posée, il était temps de se demander: « mais où est qu’on va dormir dans tout ça? » Bien qu’étant un tout nouveau concept d’à peine 300 ans, la « chambre » comportant un lit est quelque chose que je trouve assez pratique dans l’ensemble :D. Sauf que, quand tu as 7m2 au total et un matelas qui en fait 4 à lui seul, il n’y a que 2 solutions: manger dans son lit ou pousser les murs. C’est ainsi que, contrairement aux « caravanistes » et autres bourgeois du XI ème, j’ai pu levé les yeux au ciel, voir la grandeur de l’immensité,… et le Dieu Mezza m’est apparu! (arf… arrêtez avec vos recherches Google, vous cassez le mythe! ^^). De l’italien « mezzanino », qui veut dire « entresol », c’est le plafond que j’ai décidé de pousser: mon petit coté italien dirons nous! Allez hop, 3m90 de haut! Et alors, « qu’esquiya »??? Un échafaudage et 2 escarbots plus tard, me voilà parti pour de folles aventures en altitude! Sauf que, comme vous le savez certainement, ma vie tourne autour des tutos Youtube, dans lesquels je puise 99,9% de ce que je fais… Et bien là, personne ne fait ça, allez savoir pourquoi! (1)

Alors il a fallu inventer! J’ai donc construit cinq des cadres de taille différentes pour créer un débordement des 2 cotés de la remorque (la mezzanine fait 2m25 de large tandis que la base de la maison ne fait que 2m, pratique pour mettre une lit dans le sens de la largeur). Cette armature sur laquelle reposeront les traverses du toit créera deux pentes sur la longueur avec pour point culminant le milieu de la mezzanine, situé « chouilla » plus vers l’avant. Bref, des photos valent mieux que des explications …

Fixation des 5 cadres en bois réalisant le « mezzanino »

Bizarrement, après construction, le tout est à peu près d’équerre et je ne vois pas bien comment cela aurait pu devenir réalité sans l’invocation d’un dieu! Quant à moi, je vous laisse, j’ai encore du pain sur la planche 😉

Note:

(1) Parce que c’est débile? Avouez, vous l’avez pensé! Possiblement ^^

Les Paniers d’En Janisquet

Entre autres activités, j’avais envie de m’attacher à promouvoir l’agriculture locale dans cette belle région qu’est le Lauragais. Ami de la famille depuis longtemps, Olivier BARTHES est un maraîcher d’un village alentour qui travaille bien! Lutte intégrée, paillage, désherbage mécanique … Ça fait chaud au cœur de voir des gens travailler la terre avec respect, permettant à tout un chacun de manger sainement des produits locaux et de saison.

Olivier et les meilleures tomates du coin!

Né en 1997, son entreprise s’est lancée il y a quelques années dans la livraison de paniers de fruits et légumes sans engagement sur les parkings des entreprises alentours afin de se détacher définitivement la grande distribution. Problème: le Covid est passé par là! Ainsi, le télétravail a complétement boulversé les habitudes et avec lui, la disponibilités régulières des salariés sur leurs lieux de travail.

Afin de redonner un coup de boost aux livraisons, Olivier s’est adapté en privilégiant les livraisons à domiciles chez les particuliers. Mais en campagne, cela reste couteux en frais et en temps de se rendre chez chaque client pour un panier à 20€. Pour remédier à cette problématique, nous avons donc eu l’idée de créer des points de livraisons groupés: et qui de mieux placé que les commerçants du coin pour ce faire?

Ainsi, j’ai tout d’abord designé de nouveaux flyers A5 et des cartes de visite. Les paniers d’en Janisquet a maintenant une identité visuelle flambant neuve, prête à conquérir le cœurs des habitants des environs!

Les Paniers d’En Janisquet – Flyer A5

Les Paniers d’En Janisquet – Carte de visite

Après avoir listé les commerces visés, j’ai enfilé ma casquette de démarcheur commercial pour établir le contact: l’accueil fut globalement très positif et les points de livraison se mettent en place petit à petit. Hâte de voir l’effet sur les ventes 😀

Pour visionner la dernière vidéos d’Olivier, c’est ici –> https://fb.watch/b4G-7Q1tjY/

Retrouvez toutes les vidéos d’Olivier sur Facebook et Instagram!

Construction Tiny house: Épisode 2!

Cher toutes et tous,

Cela fait maintenant une bonne quinzaine de jours que la fabrication de ma micro-maison est censée avoir commencé, et quoi?! Je ne vous ai pas donné de nouvelles??? Disons-nous le tout de suite: c’est I-NAD-MI-SSIBLE!

De fait, j’entends déjà certaines mauvaises langues s’élever, d’ici, perdu au fin fond de ma campagne toulousaine: « Mais où en est-il? », « Que fait-il?, « Se lève t-il à midi tous les jours, si bien qu’il n’a pas encore posé la première pierre de sa cahute? », et autre « Je suis sûr que le vent d’Autan a déjà ruiné tout ses espoirs! »

Que nenni les amis! Mais je ne peux pas vous en vouloir: j’ai créé un tel suspense autour de ce projet que vos cerveaux, en mal de dopamine, ne peuvent faire autrement que de s’emballer 😉 Plus serieusement, voici quelques nouvelles du front, avec détails techniques pour les amateurs!

Le plancher

Comme pour toute Maison Ossature Bois (MOB), le plancher est ce qui vient juste après les fondations (qui ici, pour le coup, sont une remorque!). Fabriqué en pin douglas de 100×50 (comme toute la tiny), on monte un cadre de la taille de la remorque et on met des traverses bois sur chaque traverse acier.

Une fois le tous fixé par des vis autoperforantes de 6×100 et d’équerre, on retourne l’ossature et on pose le pare-pluie pour rendre tout ça étanche. Puis on le recouvre avec des plaques rigides perforées pour le protéger contre des éventuels impacts de gravillons que la route pourrait lui faire subir.

Finalement on fixe le tout à la remorque avec huit pattes de fixation fabriqués maison (plaques d’acier et tiges filetés soudés), qui viendront être boulonnées par en dessous pour solidariser la tiny au châssis. J’ai soudé ça pour moitié à l’arc, pour moitié au TIG avec un ami (merci Sylvain! D’ailleurs, si vous cherchez des meubles/sculptures artisanales en métal, le Tailleur de fer est là pour vous servir!). Bref, c’est du solide: mon grand père forgeron doit être fier de moi de là où il est! 🙂

Finalement, on rempli d’isolant sur 100mm d’épais (du jean’s recyclé léger, bon isolant et écolo!), et on recouvre d’OSB en 14mm pour la légèreté, qu’on espace de quelques millimètres pour éviter d’avoir un chapiteau qui se forme au milieu du salon. On détoure à la défonceuse, et on met du masticolle entre les plaques. Voilà une bonne base pour la suite!

Petite astuce pratique: le plancher est « déboulonnable » par en dessous, cela signifie que la tiny est « déchargeable ». De cette façon, elle est considérée comme un chargement et n’aura pas besoin de passer aux mines pour rouler. Et accessoirement, elle pourra être déposer quelque part définitivement un jour peut être …

Le mur 1

Une fois les plans papiers rédigés par la méca, relus par les chefs de service, le responsable technique, la qualité projet, le responsable de projet et signés numériquement sous PLM, … euh pardon, mes vieux réflexes! Je reprends… Une fois les plans papiers gribouillés au crayon à papier sur une feuille volante, c’est au tour du premier mur! Rien de bien compliqué: on le fait d’une épaisseur de 100mm en prévoyant des montants tous les 60cm, les emplacements pour les fenêtres, la porte d’entrée, et on se permet même quelques incartades aux « règles internationales des MOB » pour gagner en poids! Puis on contrevente en posant du feuillard acier de 2mm d’épais dans les diagonales accessibles. Pour le coup, le mur 1 possède beaucoup d’ouvertures, alors on essaie de passer entre… Au final, c’est beaucoup (beaucoup!) plus léger que de contreventer en OSB et le résultat est impressionnant de solidité. Une fois fini, ça donne ça:

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, il y a encore du boulot. Mais voici, en exclusivité pour vous, la vidéo du hissage du premier mur! 😉

Vidéo de montage du mur 1

Merci pour votre lecture, et je vous dis à bientôt pour l’épisode 3: les 3 autres murs, et peut être, un jour, la charpente! 😉