I’m back!

Cher lecteurs  !

Tandis que les plus observateurs d’entre vous auront remarqué que, il y a deux semaines, un nouvel article est apparu sur howimetmyearth.com (oui, ce blog totalement abandonné …), la plupart me croient broke (*), tombé dans un fossé un soir d’ivresse de l’autre coté du globe, ou même décédé dans d’atroces souffrances – probablement piqué par une bestiole bien dégueulasse…

I'm back Bitchies

I’m back Bitchies

Malheureusement, il n’en est rien  : je suis bel et bien vivant  ! L’explication est bien plus simple  : je suis juste un mauvais blogueur!  xD

Il y a 2 semaines donc, transférant des fichiers d’une vieille carte mémoire vers mon ordinateur, je tombais sur «  My Poker Life – Episode 4  »  ; article écrit à San Diego en Avril 2015, mais jamais posté … Ce n’était pas un trésor ce post, mais quand même  : de quel droit vous en avais-je privé  ? C’est à peu près aussi sale que la loi El Khomri cette histoire  ! (allez, ça va virer au blog bolchevique !)

Vous savez, l’inspiration, ça va ça vient chez moi  : je suis capable d’écrire pendant 2 jours sans penser à aller pisser puis ne plus ressentir l’envie de m’asseoir devant mon pc pendant 1 mois. Bref, cet article était prêt (et pas très joyeux  : j’avais quand même lâché près de 3000$ à des ricains en 2 semaines!), mais en attente du délai légal de 2 semaines imposé entre chaque article. Et puis, je me suis remis au boulot, aux bases du jeu, à l’étude stratégique, à la lecture d’article, au visionnage de vidéo. Alternant entre le Lucky Lady Casino et le Palomar Card Club, j’ai remonté la pente dollar après dollar pendant 1 mois et demi, me sortant finalement plutôt bien de cette étape californienne, au point de fouler le sol du Navada avec de quoi voir venir. Ouf  ! Sauf que je n’ai rien écrit ni même pensé à vous entre temps… (au bûcher!)

Et ensuite ? Et puis ensuite est venu THE Vegas trip, les World Series Of Poker, l’effervescence, les sessions de 12h par jour, les soirées décompressions totalement dingues à 300$, et bien sûr mes premiers pas sur la NL500 (2$/5$). Trois semaines. 6 caves de perdues et 2500$ de frais de vie plus tard, me voilà pauvre comme les blés, une nouvelle fois. Dur sur le moment. Alors j’atterris à Montréal, je paye le loyer, et l’histoire se répète  : plus que quelques billets en poche, et pas question d’aller trouver un distributeur  ! A ce moment là, je lance un pari sur Facebook, plus pour me motiver qu’autre chose : gagner 2000$CAN avec 400$CAN de bankroll en moins de 2 semaines. En jouant conservatif sur la 1$/2$ au Casino de Montréal et avec une bonne étoile, j’y parviens, continue à jouer un peu pour payer mon billet et réussi à rentrer en France en fin juillet 2015 avec 791 euros de cash en poche  ! (et oui, les dollars canadiens valent que dalle!). Mais bon, I’m alive  !!!

S’en suis une pause pokeristique de plusieurs mois, un retour en famille et une profonde réflexion sur mon avenir. En 2016, je vais faire 30 ans. Qu’allais-je faire de ma vie à présent ? Vivre du poker à long terme ? Cela voudrait dire quitter la France à nouveau, et je n’en ai pas envie pour le moment. Et puis, dans ces conditions financière très limite, même si je m’en suis sorti à chaque fois, jouer l’équilibriste sur le fil du rasoir n’est bon qu’un temps … Alors quoi? Reprendre un job d’ingénieur dans l’aéronautique? Peut-être un jour, mais je ne suis pas encore résolu à re-rentrer dans le moule.

Restait une envie, présente avant, après et durant mon voyage : me rendre utile pour les autres. Alors j’ai commencé par transformer mon temps libre en bénévolat, d’abord en intégrant « l’équipe des gens de la rue » au sein des Resto du Cœur afin de participer à la distribution de repas chauds en soirée, puis au travers du CEDIS (Centre DEpartemental pour l’Insertion Sociale), dans lequel je fais vivre un lieu de jeu et de créativité pour des jeunes enfants et ados, pour la plupart issus de communautés d’Europe de l’Est. Mais bon, comme le bénévolat ne fait pas vivre, j’ai repris le jeu, et fait de nouvelles rencontres très enrichissantes, aussi bien humainement que techniquement. Me voilà de retour, implanté et gagnant dans le monde pokeristique toulousain, avec de nouveaux projets : quelques gros tournois dans le Sud-Ouest, quelques étapes au cercle de jeu de Clichy (Paris) en Avril/Mai, et 15 jours à Las Vegas (encore!) en Juin 2016. S’en suivra quelques mois de voyage en Amérique du Sud ou en Asie, toujours financées par le jeu. Et après? On verra bien!

Alors, si ça vous tente, restez connectés, il reste encore les trois quarts du Monde à voir et de très belles aventures humaines à vivre ! 😉

Petit indice ...

Petit indice …

(*) Terme utilisé au poker pour les types qui tout perdu, jusqu’au loyer de leur appart…

My Poker Life – Episode 4 – Welcome in US Fishon!

Welcome to San Diego

Welcome to San Diego

Le 02 Avril 2015, j’atterrissais à San Diego, au sud de la Californie. Me voilà enfin sur le sol de la mère patrie du Texas Hold’hem, pensais-je, aussi excité qu’en proie aux doutes que j’étais, après mes 18 heures de voyages. En effet, San Diego était pour moi une « marche pokeristique » critique mais nécessaire, l’ultime étape « test » avant mes premiers World Series Of Poker, toujours en ligne de mire fin mai à Las Vegas. Fort d’une bankroll (somme d’argent dédiée au poker) confortable acquise non sans mal dans les Caraibes, la Californie devait me voir changer de limite de jeu, asseoir mon expérience du jeu et faire fructifier mes pécules. Et après seulement, j’allais pouvoir tranquillement hanter les tables de la capitale mondiale du jeu… mais ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça!

Mon hébergement trouvé et quelques jours de repos bien mérités plus tard, l’heure était venue de découvrir ma nouvelle poker room, l’endroit où j’allais passer le plus clair de mon temps dorénavant: le Palomar Card Club, situé sur le boulevard El Cajon, à l’est de la ville de San Diego. Accessible en bus direct depuis ma nouvelle demeure (et ce n’était pas gagné vu la pauvreté du système de transport public local!), plutôt appréciée par les joueurs d’après les commentaires Internet, c’était l’endroit rêvé pour se mesurer aux forces en présences et pour me lancer dans la fosse : la NL 300 (petite et grosse mise obligatoire respectivement de 2$ et 3$). J’adore ces moments où je découvre une room pour la première fois. La luminosité, les couleurs, l’odeur, l’ambiance, la disposition de tables, le bruit des jetons usés qui s’entrechoquent, les joueurs qui s’agitent, les dealers qui battent les cartes avec plus ou moins d’habileté: tout est sujet à éveiller mes sens.

Après un bref tour d’horizon de cette maison familiale, je m’inscris sur la liste d’attente du No Limit 2$/3$: « Flowryane? » me demande l’administrateur. « Non, Flooooorian.  F. L. O. R. I. A. N.! », dois-je épeler deux fois avec mon accent frenchie pour me faire comprendre. Les fois suivantes, ce sera « Flo »: nettement plus pratique! En attendant mon siège, me voilà errant dans ce nouveau monde de moins d’une centaine de mètres carrés: il est tout juste 14 heures et j’y trouverais du Black Jack, des jeux chinois incompréhensibles, du Baccara, mais surtout du poker: 5 tables de Cash game Texas Hold’em sont déjà ouvertes, dont une de Limit 3$/6$ peuplé d’asiatiques, trois de No Limit 2$/3$ et une de No Limit 5$/10$ ; enfin une table d’Omaha 10$/20$ attire les gros joueurs tandis que la table finale d’un tournoi quotidien de Hold’em à 30$ est sur le point de fermer. Ça sent le jeu dans tous les coins et c’est excitant; maintenant, place aux choses sérieuses, on m’appelle au micro!

Palomar Card Club

Palomar Card Club

Dès les premiers jours, je suis surpris: le niveau est élevé, voire très élevé par moment. « Ça change sérieusement de Saint-Martin » pensais-je, « finis les vacances et les touristes : ici, c’est la vraie vie! ». D’autant que les conditions de jeu n’étaient pas optimales pour moi, et ce pour deux raisons: d’une part, la cave maximale autorisée dans cette salle était de 100 BB alors que j’avais pour habitude de jouer plus « deep », stacké au moins au double: « Pas possible ici Monsieur, on démarre à 300$ max! ». D’autre part, les 3 tables de NL300 formaient un itinéraire, un ordre de passage obligé: c’est à dire que tous les joueurs doivent commencer à la dernière table pour peu à peu évoluer vers la table principale, là où la sélection naturelle a forcément corsé le niveau (bien que l’on y retrouvera toujours les quelques fishons chanceux du jours, cernés par les requins). Autant dire qu’il allait falloir se concentrer, et runner normal (ne pas subir de malchances successives), voir bien runner au début pour compenser le manque de technique! Et c’est ce moment particulier qu’a choisi la chance pour m’abandonner, comme elle l’avait faite, rappelez-vous, en Février dernier; cette fois ci, ce sera au milieu de cette meute de loups affamés. « Oh My Gosh », j’ai souffert! Oui je ne jouais pas tous les jours comme un Dieu, je faisais pas mal d’erreurs mais bon sang, qu’est-ce que j’ai pris dans la tronche durant les 2 semaines qui ont suivi mon arrivée!

Bref, on se rappellera que j’ai perdu beaucoup d’argent au Palomar Card Club d’El Cajon boulevard durant ce début du mois d’Avril 2015, suffisamment pour me demander s’il ne valait pas mieux se mettre au vert et garder le reste de ma bankroll pour Vegas; parce qu’ici, le fishon, c’était moi!

Arrivé à San Diego avec pas mal de cash, notamment grâce à une belle première place dans un tournoi à 250$/40joueurs fin mars à Saint-Martin, j’étais dorénavant capable de compter les billets de 100$ qui me restaient sur les doigts des 2 mains. « Plutôt mourir que de retourner dans un distributeur de billets! » pestais-je. Mais avec un loyer de 800 dollars à payer début Mai, il allait falloir trouver une solution pour ne pas sombrer dans la défaite, et vite! Alors j’ai appelé Dam, mon pote mais aussi coach dans les moments difficiles, histoire de remettre les bases à plat et de gratter quelques conseils. Bizarrement, lui avait les mêmes problèmes de l’autre coté de la mer des Caraïbes: « pute de variance »!

Et puis quelques jours plus tard est arrivée la solution miracle, en discutant avec un autre joueur croisé au Palomar: « As-tu essayé de jouer au Lucky Lady Casino? C’est mieux, tu peux caver à 500$ sur la NL300, vas y faire un tour si tu as besoin de changer d’air! ». Encore plus près de chez moi, un peu moins connue et fréquentée, cette Card room à l’image des vieux casino de Vegas pouvait être une bonne alternative, et surtout de l’air frais pour sortir la tête de l’eau et repartir à zéro! Avec une ambiance encore plus familiale (2 tables activent), quelques réguliers mais aussi quelques gros poisson, cette poker room s’avérera être la solution miracle de San Diego pour moi! On m’y donnera des jetons, mais aussi des cartes exploitables pour tenter de remonter la pente … Affaire à suivre !

Lucky Lady Casino

Lucky Lady Casino