Chelsea

Chelsea is 27 and come from Oregon, US. From 9 months, she is working on Rochade, which is what we called here a « Superyatch »: 160 feets (about 49 meters) of length, 2 annex boats used to make nautic activities like wakeboarding or water-skiing, 2 jets ski, 9 cabin crew, … and an extremly rich owner!

After some nice discussions on Tinder apps, the time was come for us to take a first rendez-vous. We did it in the middle of the Simpson bay bridge, a night of february in Sint-Maarten. She was beautiful, smiling and more: she was in line with my first criterias in term of girl, that means simple and natural. Indeed, this island can looks like the girls’ paradise for a charmer, but it’s really difficult to meet people who pretend to be what they are and who are what they pretend to be! Chelsea was rare, true, and this is qualities that I appreciated in her personality as soon as I saw her.

We spend long time to discuss about travels, and she told me a lot about her job; I really recommend to people who want to travel a lot by earning their life to try this experience: in addition to a nice salary, a 12 months bonus, free food and bedroom, she was travelling for free in an amazing boat which is finally more often empty than full of guests, enjoying marin life and nautic activities. So you reader, assuming that you are free, ready to discover the world and that you have not seasick on boat, why to not experience that?!

Superyatch Rochade

Superyatch Rochade

After some rendez-vous, I shown her how are the french gentlemen: a romantic pic-nic on the beach, which home-made food, candles and the ocean for single neithboor for a romantic night under the stared sky of Mullet bay: this was a magic moment like I(we?) didn’t have since long time.

That was also great with Chelsea was the way she loves to enjoy the days at least as much as the night, that was pushing me to leave my nightlife to make more outdoor activities, like hike the Paradise Peak! Without car, we did it from the main street by walking, and that was a real challenge! Several kilometers and 424 meters of altitude later, we were on the top of the Island, where the ocean on all side seems to be immobile: just a magic moment!

Chelsea and me in the top of the world

Chelsea and me in the top of the world

Last week, Rochade was leaving Sint-Maarten to join St Kitts island, bringing the owner and Chelsea on board. This is the only bad side of her job: her love life is made by little piece of meet, without leaving enougth time to love stories to come true.

Anyway, this is the spirit of travelling, and this is not that which will stop us in our life and world discovery. We’ll just remember that the some days that we have together was a great life experience. From now on, Chelsea is no more the name of a famous european soccer team in my head, this is the name of a great american girl: I just wish you the best for future.

* This is my first publishing in english: thanks in advance to be clement!

My Poker Life – Episode 2

Bad Beat

Bad Beat

Nous sommes le 13 Février et cela fait plusieurs jours que je n’ai pas écrit une ligne. Et pour cause, la semaine dernière a été agitée au niveau pokéristique: en 5 sessions de Cash Game NL200 (1/2) perdantes et consécutives, j’ai aperçu au loin le pied du mur, la hantise de tout joueur pro, la fin de l’aventure « My Poker Life »… « la banqueroute »!

On connait ce terme appliqué aux banques, aux sociétés, ou plus rarement aux ménages, surendétés grâce à Cofidis ou à l’autre salopard de petit bonhomme vert, qui vous prêtent généreusement de quoi vous acheter un nouveau téléviseur moyennant 18% d’intérêts sur 2 ans: ça valait le coup d’attendre les promotions de chez Carrefour pour le payer 2 fois plus cher, non?! A l’échelle du joueur de poker, cela veut dire qu’il a grillé la totalité de son fond de roulement, sa « BankRoll » ou « BR ». Il a beau être bon joueur (et ce point est discutable, sinon il n’en serait peut être pas là!), il a commis une ou plusieurs fautes, en jouant à des limites supérieures à ses moyens, en ponctionnant trop fortement sa BR à destination de son compte privée et/ou en ne sachant pas freiner à temps, c’est-à-dire prendre le recul necessaire à l’analyse des faiblesses de son jeu avant qu’il ne soit trop tard. Maintenant, il est « broke » comme l’on dit dans le jargon: il n’a plus un radis, ne peut plus investir 1$ pour rebondir. Il ne lui reste plus qu’à repartir chercher du boulot en tentant d’expliquer cette ligne « 2014 – 2015: Perdant au Texas Hold’em » dans son Curriculm Vitae ou à trouver un (très) bon pote assez fou pour investir sur lui alors que même les bandits de chez Sofinco lui auront claqué la porte au nez.

Et ce que je vous raconte là n’est pas rare, c’est même la normalité en fait. On considère que, dans le monde, seulement 5% des joueurs de poker sont gagnants, et qu’un faible 3% vit de ce jeu. Ces statistiques sont difficilement vérifiables, mais il ne me semble pas surprenant que 95% des joueurs perdent de l’argent sur le long terme; d’accord, tous n’ont pas tout plaqué du jour au lendemain pour vivre de leur passion et finir à la rue et tous ne perdent pas la totalité de l’argent du ménage sur un tapis vert (probablement par respect pour leur femme!), mais s’ils ne sont pas officilement « broke », c’est juste qu’ils préfèrent ne pas faire les comptes!

Je vais vous rassurer tout de suite, je n’en suis pas tout à fait arrivé là – ouf! Après la ponction mensuelle de Janvier destinée à payer le loyer de l’appartement et deux/trois bricoles, ma BR était revenue à son état initial, soit à un niveau suffisamment élevé pour me permettre de continuer à jouer en NL200. S’en est suivi une periode de ce que l’on apelle « Bad Runs ». Cela signifie que la variance négative liée au jeu entre en action de façon répétée et consécutive: lorsque vous étiez favoris pré-flop, vous êtes battus post-flop; lorsque vous étiez favoris post-flop, vous êtez battus à la turn ou la river, et ceci plusieurs fois d’affilées, vous faisant perdre de l’argent mais pas seulement. En effet, un acharnement de malchance peut vous faire perdre votre confiance et ainsi votre capacité à remporter le moindre dollars pour les mains, voire les sessions suivantes; si bien qu’à partir d’un moment, c’est le risque de perdre votre objectivité et de mal jouer qui vous guette serieusement, ne faisant que précipiter votre chute.

Croyant au départ à l’unique faute à « pas de chance », il m’a fallu quelques jours de congès et une randonnée sur le Pic Paradis, loin de tout ce petit monde, pour prendre le recul nécessaire à la situation. Oui, j’ai eu un enchainement de mauvaises rencontres (aussi appelées « set-up », ces moments où vous avez une main très forte mais que votre adversaire a l’une des rares combinaisons de cartes qui vous battent) et de malchance qui a fait que j’aurais perdu un peu d’argent de toutes façons: cela s’appelle la variance. Elle est inhérente au jeu et c’est grâce à elle qu’il est possible de gagner de l’argent sur le long terme: sans ce phénomène de hasard ou de « chance », les gros poissons, alors certains de perdrent, ne s’attableraient jamais au côtés de bons joueurs dans les casinos! Mais il n’y a pas eu que cela. J’ai également mal réagi face à cette situation: je n’ai pas suffisamment limité la casse et n’ai pas remis en cause mon jeu suffisamment tôt, pêchant par égo. Ainsi, en l’espace de 5 jours, j’ai perdu 50% de mon fond de roulement à la table, soit plus de 1500$. Le problème de ces pertes est double: certes, il faut les rattraper avant de penser à pouvoir gagner le moindre dollars pour vivre, mais il faut également jouer correctement avec la pression de devoir gagner coûte que coûte, le confortable fauteuil dans lequel vous vous pavaniez étant devenu une chaise pliante Ikea.

Un bon joueur étant nécessairement un bon manager de BR, j’aurais normalement dû à ce moment là descendre d’un palier pour jouer en NL100 0.5/1. Seulement, ce genre de table de Casino n’existe pas ici, alors il ne me restait plus qu’à serrer les fesses en attendant que la tempête passe! En parallèle, j’ai tenté de prendre du recul pour réfléchir à tout ça, aux nombreuses failles de mon jeu que je ne pouvais plus me permettre d’ignorer, et ai surtout longuement observé un joueur pro de l’île avec qui j’ai sympatisé et qui, je dois l’avouer, m’a profondément inspiré.  En l’espace d’une semaine, je suis revenu à certaines bases simples, ai regardé plusieurs vidéos de coaching sur Internet et ai fait évolué mon jeu pour qu’il devienne bien meilleur que la semaine passée, mais également plus solide que le mois dernier. Et vous savez quoi? Cette stratégie rigoureuse a été immédiatement payante puisque j’ai repris confiance en moi, et qu’en 7 sessions positives consécutives, non marquées par un gros retour de chance ni par de gros mauvais coup du sort, j’ai réussi à redresser la barre et à être serieusement positif à mi-février.

Vous l’aurez compris, la mauvaise période est passée, et c’est surement pour cela que je me sens plus à l’aise pour écrire cette article aujourd’hui. J’en garde cependant un souvenir très positif au final et de nombreuses leçons de jeu qui, j’en suis certain, me permettront de minimiser les pertes et de rebondir plus rapidement la prochaine fois; parce qu’il y aura forcément une prochaine fois… That’s Poker!

Peak Paradis View

Peak Paradis